Qu’appelle t-on les bases du dessin ?

Comme dans tout apprentissage, il est normal de commencer par les bases. Concernant le dessin il est courant d’entendre et de lire qu’il faut maîtriser les bases du dessin telles que les volumes, la perspective, la représentation des ombres et de la lumière ainsi que les matières. Cela est vrai mais cela représente plutôt des objectifs à atteindre.

Ainsi quand on parle des bases du dessin, je préfère considérer le dessinateur et ses aptitudes. Quelles sont alors les compétences de bases utiles pour dessiner ?

Pour répondre à cette question, voyons les stades du dessin par lesquelles nous passons depuis notre jeune enfance jusqu’à l’âge adulte.

1- Le gribouillage, étape pendant laquelle , l’enfant trace au hasard et développe sa motricité. A ce stade la main improvise et l’oeil découvre la trace sur le papier.

C’est du pur plaisir surtout quand l’enfant découvre le lien entre certaines formes qu’il a produites et des choses que cela représente. C’est le réalisme fortuit.

2- Un peu plus âgé, l’enfant voudrait faire un dessin intentionnel et réaliste mais il se heurte à deux difficultés. Le problème pour contrôler son geste et sa faible capacité d’attention. Il s’agit du réalisme manqué.

3- L’enfant maintenant contrôle son geste et désire dessiner avec réalisme.

Il a conscience que sa main peut produire ce qu’il veut.

A ce stade il s’agit d’un réalisme intellectuel qui va de paire avec l’imaginaire.

L’enfant dessine de façon à représenter les choses qu’il connait et dont il peut inventorier les éléments. Par exemple, un animal avec les différents parties de son corps qu’il fera figurer sur son dessin.

Il s’agit d’un réalisme qui n’est pas visuel et qui ne dépend pas d’un point de vue visuel.

L’enfant puise dans son imagination et est heureux de représenter le monde tel qu’il l’imagine.

Il ne se demande même pas si il lui faut maîtriser les bases du dessin.

4-Un peu plus tard, certains enfants se rendent compte de la différence entre le réalisme intellectuel et le réalisme visuel.

A ce stade si leur maturité ne leur a pas permis de développer des facultés de perception, ils laissent tomber le dessin préférant d’autres modes d’expression. Parmi ceux qui poursuivent certains peuvent continuer à dessiner selon leur imagination, avec suffisamment de patience et d’attention portée à leur création. D’autres plus enclin à dessiner la réalité telle qu’ils la voient, veulent faire du dessin réaliste visuel.

C’est à ce moment qu’il serait bon d’entrainer son regard à analyser ce qu’il voit.

L’œil ainsi devient le pilote qui guide la main. Chez l’enfant il y a un temps où ce travail d’analyse visuel est particulièrement exercé : c’est le temps de l’apprentissage de l’écriture.

Ce qui est dommage , c’est qu’une fois la lecture et l’écriture maîtrisées on ne stimule presque plus ces facultés de discrimination visuelle.

Il est possible qu’à l’âge adulte, on soit encore confronté à cette difficulté de faire des dessins réalistes. Il est vrai que tout le monde n’a pas eu la chance, enfant, d’avoir accès à des cours de dessin en ateliers ou même à des ressources sur internet.

Revenons aux bases du dessin et à ce qu’il faut pour dépasser cette frustration chez certains d’entres-vous de ne pas arriver à dessiner ce que vous avez en tête.

Pour commencer, il est plus utile de découvrir et comprendre par quels moyens on peut développer ses capacités de perception. En effet le dessin est avant tout une affaire de regard. Lorsque l’on parvient à analyser correctement ce que l’on voit, on parvient à le dessiner correctement. De plus avoir un bon coup d’œil favorise le développement de la mémoire visuelle. Le fait de pratiquer régulièrement le dessin permet de mémoriser à long terme ce que l’œil observe et que l’on analyse. ainsi, il devient par la suite plus facile de dessiner de mémoire. Si l’on est très imaginatif, le fait de puiser dans sa mémoire et d’utiliser une bonne méthode d’analyse visuelle, permet de dessiner ce que l’on veut.

Vous l’aurez compris les bases du dessin sont : savoir observer et analyser ce que l’on voit.

Pour cela il n’est pas il n’y a pas besoin d’avoir recours (ou très peu) à des connaissances théoriques.

Ensuite grâce à la maîtrise du coup d’œil, le geste s’affirme et le trait devient juste.

Pensez-y, en dessin c’est l’œil qui guide la main. A moins que l’on souhaite s’exprimer et dessiner par l’improvisation et l’inspiration pure par ce qu’en dessin après tout, c’est la liberté d’expression avant tout, non ?

Et si vous faisiez-le test du coup d’œil, d’un simple trait ? Vous pourriez être surpris ?

Accédez au test :

 

 

 

 

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