Le réalisme : un mouvement littéraire et artistique

Le réalisme Le réalisme est un mouvement littéraire et artistique du XIXe siècle. Il a été le mouvement dominant en art pendant la seconde moitié du XIXe siècle. C’est un style de peinture né en France après la révolution de 1848 et qui s’étend à l’Europe jusqu’à la fin du XIXe siècle.
Il est représentatif de la société, notamment de la vie quotidienne. Son chef de file est le peintre Gustave Courbet, c’est lui même qui invente le terme.
Même s’il a été pensé en France, il s’étend petit à petit en Europe, dans le « costumbrismo » espagnol, ainsi qu’à l’Ecole de la Haye, aux Pays-Bas.

Le réalisme et la réalité du monde

De nombreux peintres se lancent ainsi dans la quête du réalisme, qui nous confronte à un questionnement d’ordre philosophique : « Qu’est-ce que la réalité ? ». La représentation de la réalité n’est parfois pas belle à regarder. Le peintre doit laisser son imagination de côté et représenter les défauts d’un paysage ou d’un corps tels qu’ils sont. De même, la réalité peut être perçue différemment par rapport au regard de chacun. C’est ainsi se pose la question de la représentation de la réalité. Le réalisme d’un détail peut être différent selon la personne qui le perçoit.

Le Réalisme correspond à une interprétation objective du monde.

Réalisme la blanchisseuse

La blanchisseuse de Honoré Daumier – Musée d’Orsay

Ce courant diffère énormément du néoclassicisme, (peinture de David), ou encore du Romantisme. Il propose un art instructif et moralisateur et crée une rupture avec l’imaginaire des Romantiques et l’idéalisation de la nature des Néo-classique.
, qui représentaient souvent des sujets mythologiques, religieux ou historiques. Ce mouvement est représentatif de la vie, moderne et sociale, des personnes issues de la classe ouvrière ou des paysans par exemple. Honoré Daumier peint « La Blanchisseuse », qui montre la réalité de la vie du peuple dans les villes. Une représentation qui dépeint la mauvaise condition de vie des gens à l’époque. L’œuvre de Courbet « Les casseurs de Pierre », montre également une vie pénible et difficile des personnes non issues de la bourgeoisie. Tout comme Édouard Manet, ces deux artistes font une représentation du monde tel qu’ils le perçoivent. Ils refusent de l’idéaliser en améliorant les détails négatifs.
Dans son manifeste du réalisme, Gustave Courbet explique que le réalisme est une représentation qui doit « traduire les mœurs, les idées, l’aspect de son époque ».
Une des caractéristiques du réalisme repose dans le fait que les peintres utilisent un grand format pour peintre le quotidien, jusqu’alors réservé à la peinture d’histoire.